Résumé

Le siège de Huningue, par un officier de la garnison qui défendait cette place en 1813 et en 1814 (1873)

A peine l'ennemi se fut il logé dans les fossés du fort étoilé, que l'artillerie des remparts se mit à le foudroyer : Les bombes, les obus et les boulets pleuvaient sur lui comme grêle; au loin, les champs étaient labourés par des projectiles de toute sorte et de tout calibre comme si le soc de la charrue les avait sillonnés. Les hommes qui cherchaient à fuir vers les retranchements, pour se soustraire à ce feu meurtrier, étaient enlevés par la mitraille de l'ouvrage à corne du Haut-Rhin.
Source : Gallica

Le siège de Huningue, par un officier de la garnison qui défendait cette place en 1813 et en 1814 (1873)

Les pertes éprouvées depuis le 21 décembre jusqu'à la fin de l'année, s'élevaient à treize hommes, dont sept du régiment de la Haute-Saône, deux des corps divers et quatre habitants de la ville.
Dans la nuit du 31 décembre 1813, au 1er janvier 1814, à minuit, de joyeuses fanfares nous ont annoncé le nouvel an. Un vif sentiment de bonheur a ranimé nos cœurs ; mais ce moment d'oubli a été de bien courte durée : Presque au même instant les trois batteries ennemies ont ouvert sur la ville un feu très-vif qui a continué, sans interruption, jusqu'à 4 heures du matin.
Source : Gallica

Le siège de Huningue, par un officier de la garnison qui défendait cette place en 1813 et en 1814 (1873)

Dès le 9 janvier, les vivres commençaient à devenir rares. Les habitants de Huningue avaient l'habitude de se procurer à Bâle tout ce dont ils avaient besoin d'une semaine à l'autre. La douane s'est toujours opposée à cette espèce de contrebande, de sorte qu'on ne pouvait pas se procurer, avant l'investissement de la place, les provisions nécessaires en quantité suffisante. De plus les habitants étaient pleins de confiance en leur patriotisme, et en l'invincible courage des braves défenseurs de la ville.
Source : Gallica

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