Résumé

Relation sommaire du siége de la citadelle d'Anvers… (1833)

Deux compagnies d'élite passèrent le fossé sur un pont de fascines qu'on avait fait avant l'explosion, franchirent la brèche, et, sans tirer un seul coup de fusil, pénétrèrent dans l'ouvrage, dont les défenseurs surpris n'opposèrent presque aucune résistance. D'autres détachemens escaladaient en même temps la gorge de la lunette. Le succès fut complet ; sur cent hommes qui composaient la garnison de la lunette, quarante environ étaient parvenus à s'échapper, en sautant par-dessus le mur de gorge; les autres furent faits prisonniers; quelques-uns seulement furent blessés au moment de l'assaut.
Source : Gallica

Relation sommaire du siége de la citadelle d'Anvers… (1833)

Si on eût fait brèche par le canon, la construction du pont, ni l'assaut n'auraient pu être surpris à l'ennemi, qui eût alors dirigé ses feux sur le fossé.
On n'aurait point gagné de temps, et l'on eût perdu des hommes.
Sans doute, on aurait pu, sans recourir à la mine ni au canon, attaquer la lunette de vive force par la gorge, et faire en même temps un logement qui l'eût reliée au reste de nos travaux.
Source : Gallica

Relation sommaire du siége de la citadelle d'Anvers… (1833)

Le 4 décembre, à onze heures et demie du matin quatre-vingt-deux bouches à feu (canons, obusiers et mortiers répartis dans douze batteries) , commencèrent à tirer à-la-fois contre la citadelle. Bien des gens se flattaient qu'elles allaient l'accabler presque sur-le-champ et la forcer à se rendre le jour même. Mais leur espérance fut bien déçue. Le feu de l'artillerie de la citadelle ne fit, pour ainsi dire, que s'animer par degrés , et au lieu de se ralentir, il alla presque toujours croissant pendant
le reste du siège.
Source : Gallica

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