Ernest Hupin, Les gardes nationaux et les sapeurs-pompiers de Sedan en 1870 (1896)
“ Qu'est-ce? Nous le comprenons bientôt, en voyant des flammes du côté du Dijonval, c'est la maison d'habitation qui brûle. Le projectile rond était une bombe incendiaire. Peu après, surgit près de nous un capitaine d'artillerie de l'armée qui, brusquement, me dit : Pourquoi ne tirez-vous pas sur cette batterie (celle de Bellevue) qui envoie ses obus jusque sur le champ de bataille? Pourquoi? mais, capitaine, avec une pièce lisse et un seul boulet, comment voulez-vous que nous tentions d'éteindre le feu de l'ennemi ! Voyez ce canon, voyez toutes nos munitions. ”
