Résumé

Frédéric Thomas Un coquin d'oncle ; [suivi de Le val du lis… (1879)

Et aussitôt il recommença à trembler, à tousser et à gémir si lort qu'il était impossible de s'entendre.
— Sa sœur ! cria Philippe. Ah ! le chevalier a une sœur ; c'est bien différent et je t'en félicite.
— Il y a de quoi, répondit le docteur : une comtesse, mon cher.
— C'est comme la mienne, pensa Philippe, ma comtesse de Fontgiève. Vraiment ! une comtesse ?
continua-t-il à très-haute voix.
— Une comtesse, reprit le docteur, et un joli nom.
— Dépêchez-vous de vous en aller, docteur, beugla le baron.
— Tenez, voilà votre canne, monsieur Rozel, dit Guerlus.
Source : Gallica

Frédéric Thomas Un coquin d'oncle ; [suivi de Le val du lis… (1879)

La Briffe se fut bientôt consolé du léger échec subi par son amour-propre ; il finit même par en être content : cela voudrait-il dire qu'il avait sa revanche toute prête ? Quoi qu'il en soit, le baron se frotta les mains d'un air gaillard : « C'est un coup hardi, disait-il, en parlant à lui-même ; mais bah ! ai-je un autre moyen ? Non ; eh bien ! morbleu, frappons ferme, juste et promptement ! »
C'est dans de telles dispositions d'esprit que le baron arriva à Mevoisins.
Au débotté, notre coquin d'oncle entra dans l'appartement de son neveu, et là, prenant un visage riant et d'un ton enjoué.
Source : Gallica

Frédéric Thomas Un coquin d'oncle ; [suivi de Le val du lis… (1879)

Aufait, elle a bien tourné la tête à mon oncle. ; — Il le faut bien, répliquait Guerlus, qui donnait à ces mots un sens que Philippe ne pouvait pas saisir.
— Je voudrais vous y voir, tout philosophe que vous êtes, vous tomberiez à ses pieds, vous oublieriez Pythagore : — Jamais ! jamais, jeune homme ! objecta Guerlus avec solennité. — Est-ce que vous pouvez en répondre? Si vous connaissiez l'ascendant de sa beauté : moi qui vous parle !.
— Vous, c'est bien différent, reprit le précepteur ; j'excuse une faiblesse de votre âge ; vous croyez être heureux.
Source : Gallica

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