Eugène Villard

Élements biographiques

Eugène Villard Idéalisme et réalité (1840)

Néanmoins, quand le regard s'en détachait pour se tourner vers la comtesse, on n'y voyait plus alors qu'une copie, tant la ressemblance était naïve et frappante. Mais là c'était l'ombre, et ici le corps : d'une part, le dernier souffle d'une vie qui va s'éteindre , et de l'autre, le premier éclat d'une fleur qui s'épanouit avec tous ses parfums. Joseph, poursuivant la destinée humaine jusqu'à son dernier asile, s'était penché sur les abîmes d'un autre monde, pour lui demander compte de ses secrets, soit éternel bonheur, soit éternelle souffrance.
Source : Gallica

Eugène Villard Idéalisme et réalité (1840)

Maintenant vous serez heureuse, n'est-ce pas, puisque cette sauvegarde vous reste? Moi aussi, je suis heureux. Et il pressait contre ses lèvres la main blanche d'Anaïs. Vous êtes la plus belle des femmes, continua-t-il ; vous êtes bonne comme les anges du ciel, et vous m'avez tendrement aimé. Comment se fait-il alors qu'un homme qui aurait donné son sang en échange de votre amour, qu'un homme libre (car il l'était, il vous l'a dit) , ne vous ait pas supplié de devenir sa femme, pour que vous fussiez tout entière à lui?
Source : Gallica

Eugène Villard Idéalisme et réalité (1840)

Insensés qui cherchent l'espérance dans le néant et la volupté dans la contemplation d'une tête de mort!...
— Le néant est le dieu des matérialistes et non pas celui des vrais chrétiens, répondit Joseph. Ah ! ne traitons pas d'insensés les hommes qui se vouent au cloître, car ils pourraient nous rendre en pitié ce que nous leur donnons en mépris. Confiants en la parole du maître, ils savent que la religion est une solitude sans bornes, triste et sombre, vue de loin, mais qui garde à l'ame fidèle des fruits sans amertume et des oasis enchantées
Source : Gallica

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