Anna Blanc

Élements biographiques

Anna Blanc Falkland (1855)

Georges, pardon! Votre âme ardente m'épouvante ; mais non , vous êtes homme ! La force, le courage ne sont-ils pas essentiellement de votre nature? Georges, laissez-moi accomplir mon devoir ! car je suis faible, je le sens ! j'ai beau faire la forte et la courageuse, je vous le dirai à vous, là, bien bas. Oh ! non, je ne le suis pas ! J'ai le coeur tout brisé. Cela passera-t-il ? mon Dieu ! Oui, n'est-ce pas? Georges, et je vous oublierai pour lui. Je ne songerai plus à vous ! Dieu me le défendra, et de même de vous ! et la vie coulera ainsi, puis la mort...
Source : Gallica

Anna Blanc Falkland (1855)

Oui, ces roses viennent d'Irlande. Il y a chez lord O'Burn des berceaux entiers de roses et de jasmins dont les plants sont natifs d'Irlande... Oui, reprit Georges ému, souvenir de la patrie et souvenir de Jeane... souvenir d'Irlande et d'amour! Ne doit-il pas m'être bien cher, mon rosier ? et vous étonnerez-vous à présent que je l'aime et que je sois joyeux en le regardant? En le voyant si vert et fleuri, puis-je croire que ma pauvre Irlande ne reverdira pas un jour, et que mon amour se flétrira à jamais ? Ah ! le rapprochement vous semble forcé et bizarre...
Source : Gallica

Anna Blanc Falkland (1855)

Jeane, parlez-moi, répondez-moi !
— Mais dit la jeune fille, si je vous aime comme l'amie la plus dévouée ne vous aima jamais, comme la soeur chérit son frère, comme l'enfant aime son père et sa mère, comme on aime et vénère l'auge qui veille sur nous ; si, pour vous, je veux à jamais oublier tous mes souvenirs ; si je vous jure là, devant Dieu, de me consacrer à votre bonheur.... et si, en conscience, moi, je crois qu'une fois unie à vous pour toujours, je vous aimerai comme vous voulez que je vous aime, mylord, me demauderezvous davantage et me repousserez-vous ?
Source : Gallica

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