Résumé

Eugène Villard De la situation des intérêts agricoles dans l'arrondissement de Largentière… (1852)

Quand on réfléchit à l'action incessante des causes que nous venons d'énumérer, on s'étonne que la ruine de nos agriculteurs ait été retardée jusqu'à ces derniers temps ; dès avant février 1848, la crise paraissait inévitable ; la révolution l'aggrava en la précipitant : en un jour, le crédit disparut et les transactions s'arrêtèrent ; le créancier et le débiteur de bonne foi reconnurent , le premier , qu'il avait trop prêté, le second , qu'il avait trop emprunté. L'impôt des quarante-cinq centimes , qui fut peut-être une nécessité du moment, mit le comble à la détresse de nos contribuables.
Source : Gallica

Eugène Villard De la situation des intérêts agricoles dans l'arrondissement de Largentière… (1852)

Elle inspire, on ne peut le nier, ce noble sentiment qui fait qu'un chef de famille veille sur l'héritage de ses pères comme un soldat sur son drapeau ; mais, en face des nécessités sociales et des difficultés économiques qui tourmentent le temps présent, elle va contre son but : car la concentration sur une seule tète d'un patrimoine grevé de charges aboutit infailliblement à l'aliénation de ce même patrimoine.
Source : Gallica

Eugène Villard De la situation des intérêts agricoles dans l'arrondissement de Largentière… (1852)

Ainsi, l'individu qui place ses fonds au six enfreint la loi et commet un délit ; mais le créancier qui, abusant de sa position, exige de son débiteur une vente à réméré dont les conditions lui sont avantageuses, dans la pensée que ce dernier ne pourra pas effectuer le rachat à l'époque convenue -, mais cet autre créancier qui, porteur d'un titre exécutoire, poursuit l'expropriation des biens sur lesquels repose sa créance , dans le but de se les voir adjuger à vil prix , commettent tous deux plus qu'un délit : aux yeux de la conscience , ils se rendent coupables d'un odieux méfait.
Source : Gallica

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