Ouida

Ouida

Résumé

Portrait de Ouida Ouida,  Ariane. Tome 1 (1879)

“ S'asseoir et lire dans les bibliothèques à tapisseries, errer à travers les avenues d'ilex ; s'appuyer à un balcon, et de là pouvoir contempler Rome et ses plaines jusqu'à la mer; s'éveiller au lever du soleil, et savoir que tout le jour on n'aura pas d'autre souci que d'étudier les beaux marbres et les fresques ravissantes! Et puis, quelles délices de s'entretenir avec les morts et d'essayer de leur arracher les secrets des arts ! Ah ! si jamais il peut y avoir sur terre une paix parfaite, je l'ai connue dans les jours de ma jeunesse passés à la villa Médicis. ”
Source : Gallica

Portrait de Ouida Ouida,  Ariane. Tome 1 (1879)

“ « Que c'est beau ! dit la jeune fille ; ce doit être un dieu. Et elle s'arrêta devant la statue.
— C'est Hilarion, dit Maryx. Il y a longtemps que ce buste a été fait.
— Hilarion ! De quel pays vient ce nom ? C'était un saint du désert, répéta-t-elle ; il était sorcier aussi,
car à l'aide d'un charme il fit gagner la course des chars au cheval d'Italicus. »
Elle dit tout cela sérieusement. Pour cette jeune fille nourrie depuis son enfance de toutes les légendes du passé, toutes ces choses oubliées étaient plus vivantes que la foule qui passait près d'elle tous les jours.
”
Source : Gallica

Portrait de Ouida Ouida,  Ariane. Tome 1 (1879)

“ Je croyais qu'elle était toute de marbre, d'or et d'ivoire, que les lauriers et les palmiers croissaient partout, et que dans les temples les court étaient ouvertes à l'azur du ciel; mais ce n'est que poussière partout, de la poussière et de la boue.
— A Rome, il n'y a ni boue ni poussière, repris-je.
C'est la cendre de ceux qui sont morts. Vous oubliez, mon enfant, que les oiseaux de Virgile sont silencieux et que les roses d'Ostie sont fanées. Rien ne peut vivre deux mille ans, excepté peut-être de temps en temps une figure de femme dans le marbre.
”
Source : Gallica

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