Jules de Goncourt,
Madame Gervaisais
(1869)
“ La musique devenait sa passion, le plaisir, l'intérêt, l'expansion de sa vie rétrécie et incomplète; et avant de l'emmener en Italie, la plus grande joie que la mère pouvait donner à l'enfant, joie qu'il attendait dans la fièvre, c'était de le mener tous les mardis à l'Opéra : le lendemain, Pierre-Charles passait obstinément sa journée entière, enfermé dans le cabinet aux robes, à tambouriner sur les vitres tous les grands morceaux de la veille. La musique et un cœur, — c'était tout cet enfant, un cœur où semblait avoir reflué, l'élargissant, ce qui lui manquait de tous les autres côtés. ”
