Résumé

Albert Blanquet Le Roi d'Italie, par Albert Blanquet (1860)

C'est cet amour qui m'a perdu, Leona. — Sans cet amour insensé, je serais peutêtre aujourd'hui roi d'Italie, empereur d'Occident!... Ah ! mes rêves, mes rêves !... Leona, tu es Italienne, tu dois vouloir l'Italie grande et heureuse... moi seul suis assez fort pour accomplir ce vaste dessein... tu ne refuseras pas une goutte d'eau à l'homme qui a un trône à t'offrir en échange, si tu veux.
— César, j'aime Giovanni.
— Tais-toi, ne dis pas cela!
— César, tu l'as tué peut-être, je n'ai pas trouvé encore son cadavre, je veux mourir auprès de lui.
— Malheur! fit le duc en grinçant des dents.
Source : Gallica

Albert Blanquet Le Roi d'Italie, par Albert Blanquet (1860)

Celui que j'aime est l'homme le plus loyal et le meilleur... Dieu sait si la haine de mes persécuteurs ne l'a pas enlevé à tout jamais à mes espérances.
— Vos persécuteurs, quels sont-ils?
— Les vôtres probablement, ou plutôt, il n'y en a qu'un, un seul, un nom exécré, un de ces noms qui font rougir.
César Borgia ! fit Astor, le traître, l'assassin, le parjure !
— Oui.
— Oh ! mais je vous arracherai à cet homme, et je vous rendrai à celui que vous aimez, Leona, j'en jure Dieu.
— Le comte Caraccioli, prince, sera fier de vous dévouer sa vie.
Source : Gallica

Albert Blanquet Le Roi d'Italie, par Albert Blanquet (1860)

Ce n'est pas à vous de gémir sur un crime qui n'est pas le vôtre. Croyez à l'espoir d'une vie meilleure.
— Un crime!... fit Leona étonnée.
— Dieu, reprit le comte, Dieu ordonne le pardon des injures. Pourquoi, moi qui ne suis qu'un homme, ne pardonnerais-je pas?
— Pardonner à don César ! fit Leona toute frémissante d'indignation.
— Non! je le poursuivrai jusqu'à la mort, je vous l'ai juré; mais à vous, ange du ciel, à vous, qu'un souffle empoisonné du démon a pu ternir un moment, je pardonne du fond du coeur.
Source : Gallica

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