Paul de Musset,
Nouvelles italiennes et siciliennes…
“ N’est-il pas juste d’aimer ceux qu’on voit souvent ? A l’idée d’en épouser un autre, j’éprouve un serrement de cœur, et quand je pense à Carlo, je le trouve beau comme un dieu. — Le drôle ! murmura le marquis ; il est aimé ! Il aura là une femme parfaite, un vrai chef-d’œuvre. Quels yeux ! quelle taille ! droite comme un cierge ! et quelle voix !... une poitrine d’acier ! O Sicile, tes fruits sont beaux, mais trop rares, hélas ! — Sois tranquille, Zita ; tu épouseras ton Carlo. Je l’enverrai chercher à Taormine, et je le présenterai demain à ton père. ”
