Paul de Musset,
Nouvelles italiennes et siciliennes…
(1870)
“ Dès qu' on sut dans le quartier de la Conciaria que le mariage de la belle Giovannina était rompu , les prétendants accoururent en foule . Parmi eux , il y avait des partis assez riches , et même un militaire de bonne mine dont le sabre faisait un bruit imposant ; mais Giovannina se penchait à l' oreille de Bérénice pour lui dire tout bas : – Quelle heureuse inspiration nous avons eue en allant consulter la tireuse de cartes ! Sans elle , j' écouterais peut-être ces galants . N' oublions pas les avis du roi des bâtons . Quand nos amants reviendront , soyons indulgentes ”
