Nathaniel Hawthorne,
Contes étranges
“ Il s’arrêta... son corps, qui semblait voûté par les années, se redressa... il étendit les mains sur eux, levant les yeux au ciel, comme s’il implorait sur eux la faveur de ses bénédictions. Mais ses mains étaient les mêmes qui leur avaient versé le poison ! Giovanni frissonna, Béatrix tressaillit et porta la main sur son cœur pour en comprimer les battements. — Ma fille, dit Rappaccini, tu ne seras plus seule au monde : cueille une des belles fleurs de cette plante, ta sœur, et donne-la à l’élu de ton cœur. Elle ne peut plus lui nuire. Ma science et votre amour ont accompli ce miracle. ”
