Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud

Résumé

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Le cadet de Colobrières : Les anciens couvens de Paris… (1848)

Au moment où Éléonore prenait congé de lui, et allait peut être s'enhardir jusqu'à lui parler encore une fois de sa mère, il lui dit d'un ton grave et pénétré :
Mademoiselle de Belveser, je vous remercie d'être venue nous visiter. Madame la baronne, mes enfants et moi, nous nous souviendrons toujours de vous avec amitié, et, du fond de notre retraite, nous ferons toujours des voeux pour votre bonheur. Soyez heureuse, ma nièce, autant que vous êtes bonne et belle, et, dans toutes les circonstances importantes de votre vie, souvenez-vous que vous avez du sang des Colobrières dans les veines.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Le cadet de Colobrières : Les anciens couvens de Paris… (1848)

Gaston l'avait entendue cette fois. Une minute après, il arriva haletant sur le palier. Saisissant sa soeur d'une main, il la fit asseoir par terre ; puis d'un rapide élan il gravit le périlleux escalier. Éléonore était affaissée contre le parapet; il la prit dans ses bras et la serra contre sa poitrine en lui disant : —Vous avez le vertige... fermez les yeux...
Puis il descendit résolument et la déposa sur le palier à côté d'Anastasie. La jeune fille demeura un moment comme étourdie; elle était pâle, et ne répondait pas à sa cousine, qui l'appelait et l'embrassait en versant des larmes.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Le cadet de Colobrières : Les anciens couvens de Paris… (1848)

DE COLOBRIÈRES. 57
il n'y a pas d'autre asile sur la terre que le couvent : c'est là que la plupart des femmes de notre famille sont allées s'ensevelir à la fleur de leur âge. Il y a longtemps que les Colobrières, n'ayant plus de fortune pour soutenir leur rang, nous sacrifient ainsi. Hélas! pourquoi Dieu, vers lequel nous allons malgré nous, ne nous prend-il pas au berceau, lorsque nos coeurs innocents n'ont encore aucun attachement à ce monde?
Tandis qu'Agathe parlait ainsi en élevant vers le ciel ses beaux yeux noyés de larmes, le marchand la considérait avec une expression singulière.
Source : Gallica

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