Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud

Résumé

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Clémentine et Félise : les anciens couvents de Paris… (1850)

Madame de Barjavel ne s'attendait pas à tant de bonheur pour son
fils.
— Depuis long-temps je lui avais fait part de mes intentions, répondit le marquis.
— Elle en avait bien gardé le secret ! murmura mademoiselle de Saint-Elphège; quelle femme mystérieuse et muette !
— Ainsi ce mariage sera déclaré demain, reprit le vieux seigneur, et, dans quinze jours, il y aura ici de belles noces. Je, pense, ma nièce, que vous voilà rassurée à l'endroit de ce pauvre Champguérin; il pourra venir ici tous les jours faire ma partie d'hombre sans que vous preniez souci de ses assiduités.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Clémentine et Félise : les anciens couvents de Paris… (1850)

Un amour moins tendre et moins profond se serait trahi peut-être par quelque manifestation imprudente ; mais Clémentine cacha naturellement son secret, la violence même de ses sentiments l'aida à les dissimuler. A mesure qu'ils s'emparaient de son coeur plus souverainement, l'instinct d'une pudique réserve la tenait plus éloignée de M. de Champguérin. Elle évitait de lui parler, de se trouver à ses côtés ; parfois même elle fuyait sa présence, et, accablée en quelque sorte par des émotions au-dessus de ses forces, elle se retirait un moment pour se recueillir et répandre des larmes!
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Clémentine et Félise : les anciens couvents de Paris… (1850)

Voyons, Clémentine, veux-tu que j'aille me jeter aux pieds de mon oncle pour lui faire nos soumissions et lui dire que nous consentons tous deux à notre mariage?
Il y a dans toutes les existences humaines un moment suprême où se décide sans retour leur bonne ou leur mauvaise destinée ; ce moment était arrivé pour mademoiselle de l'Hubac, et la question que venait de lui adresser son cousin était l'appel du sort : elle hésita avant de répondre; mais une voix fatale s'éleva dans son coeur, et ce fut sa mauvaise fortune qui l'emporta.
Source : Gallica

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