Charles Marchal, Veillées sur terre et sur mer, par M. de Bussy (1857)
“ Le capitaine allait faire mettre le canot à la mer, lorsque le navire a disparu dans le lointain. Encore un espoir qui nous échappe ! Neuf heures. Il est nuit. La lune, cette lampe du ciel, montre sa face mélancolique et pâle à travers les haubans. Je suis sur le pont avec George, Juan et Thérèse. Depuis la mort de son enfant, celle-ci est bien triste à voir et toute blanche comme un linceul. Elle regarde avec indifférence tout ce qui se passe autour d'elle ; elle voit la hideuse famine s'approcher de nous sans pâlir; son âme intrépide et chrétienne méprise la mort. ”
