Amédée de Bast

Résumé

Amédée de Bast Les bourgeois de Paris. Tome 1 (1841)

Sire , dit Blanche au jeune Louis qu'elle tenait toujours par la main ; les devoirs d'un roi sont impérieux : il ne doit point hésiter un instant à abandonner les plaisirs pour se livrer aux affaires, et le sommeil du peuple n'est pas toujours son partage. Venez mon fils, venez, et que les députés de Paris voient que, en tous lieux, à toute heure, vous êtes disposé à entendre leurs plaintes, à faire droit à leurs prières et doléances. Quant à vous, dames et seigneurs, ajouta la reine, continuez vos ébats , je vous y convie. Messire cardinal, et vous, comte de Champagne, accompagnez le roi.
Source : Gallica

Amédée de Bast Les bourgeois de Paris. Tome 1 (1841)

A cette magnifique idée d'abaisser l'orgueil des grands feudataires de la couronne, se joignait dans le coeur de Philippe une pensée non moins généreuse et noble, celle d'embellir la capitale du royaume et de la rendre digne de l'amour et de l'admiration du monde chrétien. Il commença par acheter des lépreux, qui demeuraient hors de la ville, une foire ou marché qu'il transporta dans une grande place plus à portée du commerce et appelée Champeaux, c'est-à-dire petits champs, et qui déjà avait été destinée à l'usage du public par le roi Louis VI, son aïeul.
Source : Gallica

Amédée de Bast Les bourgeois de Paris. Tome 1 (1841)

Le mitainier laissa tomber sa tête sur sa poitrine. Il était ébranlé. Maurevel s'aperçut que le colosse fléchissait.
— Ne te vois-tu pas d'ici, Pacôme, continua-t-il, à la tête d'une bonne trentaine de mille livres que tu aurais gagnées dans l'espace de quelques heures. Ta pauvre boutique, si chaude l'été, si froide l'hiver, si triste en tout temps, se métamorphose tout à coup en brillant magasin; les armes de ta corporation, les ciseaux et les chardons, au lieu d'être en plomb sur un fond de plâtre, seraient incrustées en or dans une muraille neuve et splendide.
Source : Gallica

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