Résumé

Portrait de Ferdinand Dugué Ferdinand Dugué La Semaine de Pâques, par Ferdinand Dugué (1834)

L'ORATOIRE DE JEHAN DE FRETIGNY. 39
restes là, près de moi, toujours immobile comme la statue d'une tombe, froid comme un bloc de marbre : je te dis que je Veux ma fille, et tu me réponds que cela ne se peut ! Mais tu ne comprends donc pas ce que c'est, Gauthier, que la douleur d'un père qui a une fille et n'est pas connu de son enfant ! Elle est belle et gracieuse, elle est admirée de tout le monde ; on entend murmurer sans cesse que c'est un ange, un Dieu...
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Dugué Ferdinand Dugué La Semaine de Pâques, par Ferdinand Dugué (1834)

Et dans l'église, un long murmure d'indignation se mêle aux pétillemens de la pluie sur les vitraux et au grondement du tonnerre! La tête penchée et tenant encore le bout du drap mortuaire, Hector de Chartres promène des yeux hagards sur le cadavre, et de gros soupirs soulèvent sa poitrine : il tombe à genoux, saisit la froide main du mort dans les siennes, et la porte à ses lèvres avec respect.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Dugué Ferdinand Dugué La Semaine de Pâques, par Ferdinand Dugué (1834)

Vengeance! roule sous les voûtes sonores.
—Jacques, es- tu content? dit Hector au cadavre...
— Oui, vengeance et prompte vengeance, reprend l'abbé, au nom de Dieu et du roi! Il est temps d'en finir avec ce Bourguignon qui est entré par la fenêtre à l'épiscopat, comme un voleur : il est temps d'en finir avec ces oppresseurs qui nous persécutent depuis plus de quinze ans. A l'oeuvre, mes frères ! c'est dans un lieu saint que se préparent les choses saintes...
Source : Gallica

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