Armand de Pontmartin,
Nouveaux Samedis
“ Rosalie, presque nonagénaire, se faisait si vieille et si cassée, que sa nièce la suppléait, à l’évêché, du matin au soir. Apollonie avait alors vingt-deux ou vingt-trois ans. La mince et frêle fillette était devenue une belle jeune fille, un peu pâle, un peu originale, un peu mystique, mais pure comme les anges. À force de nous entendre dire : « Où est Pierre ? Que fait-il ? Est-il vivant ? Est-il mort ? » sa vive imagination avait fini par se passionner pour cet inconnu qui lui apparaissait comme un héros de légende ou une figure de saint sur la première page d’un missel. ”
