Mathurin-Joseph Brisset

Résumé

Mathurin-Joseph Brisset Le Petit roi (1845)

Des Avenelles releva la tête et regarda Manassès.
— Écoutez donc, ma bonne dame, dans l'honnête métier que je fais, pour obliger mon prochain, reprit le juif, je connais le besoin que l'on a de mon argent à l'empressement avec lequel on insiste auprès de moi, et au taux d'intérêt qui m'est offert... Eh bien! au prix d'un écu d'or par jour que vous demandez pour vos chambres aux issues secrètes, et aux corridors d'un inextricable parcours, ne pourrait-on deviner aussi l'étal et la nature de ceux que vous hébergez...
Source : Gallica

Mathurin-Joseph Brisset Le Petit roi (1845)

La Renaudie était l'un des types les plus frappans de l'esprit introduit par l'effet du protestantisme au sein de la civilisation.
Le catholicisme, au moyen âge, avait été la lutte de la force morale avec la force brutale et matérielle de la guerre et de la conquête. Quand cette force morale cessa d'être l'âme de la résistance, ceux qui y avaient renoncé se réfugièrent dans l'habileté et s'étudièrent à tromper les grands, qu'ils ne pouvaient plus désarmer par la sublime douceur des enseignemens religieux.
Source : Gallica

Mathurin-Joseph Brisset Le Petit roi (1845)

Rizzio fut un habile homme qui, par malheur, ne s'en tint pas toujours aux bécarres et aux bémols. On sait l'étonnante faveur que plus tard son talent de musicien lui procura à la cour de cette même Marie Stuart qui venait de l'applaudir en France, sans se douter du rôle qu'un jour il jouerait auprès d'elle en Ecosse.
A l'auberge de Blois il n'était pas encore un grand seigneur, le favori d'une reine ; mais il sentit fort bien tout ce qu'il y avait d'inhospitalier et de peu courtois dans l'insistance sans façon de ces jeunes curieux.
Source : Gallica

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