Merville, Contes et nouvelles, par Merville (1830)
“ « Non, non, disait-il quand le duc entra, je n'écoute point ces lâches conseils ; la fuite! quand je puis combattre et mourir les armes à la main ! Croirai-je ce qu'on m'annonce, Monsieur ! demanda-t-il au duc en le voyant paraître. Quoi! ajouta-t-il, menacé, attaqué jusque dans mon palais! Quels sont donc ces ennemis devant lesquels on veut que je fuie honteusement? » — Plût au ciel, répliqua le duc, que la fuite fût encore possible! » Les deux reines se montrèrent effrayées, et l'amiral jeta sur le connétable un coup-d'oeil qui n'échappa point à la pénétration de leur adversaire. ”
