Résumé

Les Mille et une nuits. Tome 4 (1825)

Marzavan s'approcha de l'oreille du prince Gamaralzaman ; et en lui parlant bas : « Prince, dit-il, il est temps désormais que vous cessiez de vous affliger si impitoyablement. La
dame pour qui vous souffrez m'est connue : c'est la princesse Badoure, fille du roi de la Chine, qui se nomme Gaïour. Je puis vous en assurer sur ce qu'elle m'a appris elle-même de son aventure, et sur ce que j'ai appris de la vôtre. La princesse ne souffre pas moins pour l'amour de vous, que vous ne souffrez pour l'amour d'elle.»
Source : Gallica

Les Mille et une nuits. Tome 4 (1825)

Le prince Camaralzaman et la princesse Badoure, l'un et l'autre au comble de leurs souhaits, jouirent des douceurs de l'hymen; et, pendant plusieurs mois, le roi de la Chine ne cessa de témoigner sa joie par des fêtes, continuelles.
Au milieu de ces plaisirs, le prince Camaralzaman eut un songe une nuit, dans lequel il lui sembla voir le roi Schahzaman, son père, au lit, près de rendre l'âme, qui disait : « Ce fils que j'ai mis au monde, que j'ai chéri si tendrement, ce fils m'a abandonné, et luimême est cause de ma mort ! »
Source : Gallica

Les Mille et une nuits. Tome 4 (1825)

« Ebn Thaher, lui dit-il, croyez-vous que je puisse cesser d'aimer Schemsclnihar, qui m'aime avec tant de tendresse ? Elle ne craint pas d'exposer sa vie pour moi; et vous voulez que le soin de conserver la mienne soit capable de m'occuper ! Non, quelque malheur qui puisse m'arriver, je veux aimer Schemselnihar jusqu'au dernier soupir. »
Ebn Thaher, choqué de l'opiniâtreté du prince de Perse, le quitta assez brusquement, et se retira chez lui, où, rappelant dans son esprit ses réflexions du jour précédent, il se mit à songer fort sérieusement au parti qu'il
avait à prendre.
Source : Gallica

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