Résumé

Les Mille et une nuits : contes arabes… (1832)

« Seigneur, qui que vous soyez, repritelle, que le ciel envoie à mon secours, ayez compassion d'une princesse, et n'ajoutez pas foi à un imposteur. Dieu me garde d'être femme d'un Indien aussi vil et aussi méprisable ! C'est un magicien abominable, qui m'a enlevée aujourd'hui au prince de Perse, auquel j'étais destinée pour épouse, et qui m'a amenée ici sur le cheval enchanté que vous voyez. »
La princesse de Bengale n'eut pas besoin d'un plus long discours pour persuader au sultan de Cachemire qu'elle disait la vérité.
Source : Gallica

Les Mille et une nuits : contes arabes… (1832)

Plusieurs officiers qui se présentèrent pour aider le prince Ahmed à descendre de cheval, l'accompagnèrent jusqu'à l'appartement du sultan, où il s'entretenait avec ses favoris. Là , il s'approcha du trône , posa le vase aux pieds du sultan, et baisa le riche tapis qui couvrait le marchepied ; et en se relevant : « Sire, lui dit-il, voilà l'eau salutaire que votre majesté a souhaité de mettre au rang des choses précieuses et curieuses qui enrichissent et ornent son trésor. Je lui
souhaite une santé toujours si parfaite , que jamais elle n'ait besoin d'en faire usage. »
Source : Gallica

Les Mille et une nuits : contes arabes… (1832)

Ali Baba suivit Morgiane. Quand elle eut fermé la porte, elle le mena au premier vase. « Regardez dans le vase, lui dit-elle, et voyez s'il y a de l'huile. »
Ali Baba regarda ; et comme il eut vu un - homme dans le vase, il se retira en arrière, tout effrayé, avec un grand cri.
« Ne craignez rien, lui dit Morgiane , l'homme que vous voyez ne vous fera pas de mal ; il en a fait, mais il n'est plus en état d'en faire, ni à vous, ni à personne : il n'a plus de vie. »
Source : Gallica

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