Paul Duplessis,
Les Boucaniers/Tome IV
“ Prenez garde, mon cher Louis, interrompit le boucanier d’une voix pleine de mélancolie et de tendresse, prenez garde ! Voilà que, conseillé par votre amour-propre blessé, vous allez provoquer un homme qui supportera vos insultes sans les relever, et vous fera honte par sa résignation, de votre violence ! Entre vous et moi, toute lutte est impossible, toute colère insensée ! Vous me frapperiez au visage que je resterais calme et impassible !... Pourtant, jour de Dieu, ajouta Legoff, dont les yeux s’illuminèrent d’un sinistre éclat, la douceur ne forme pas le fond de mon caractère ! ”
