Paul Duplessis

Paul Duplessis

Résumé

Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome VI

Mon cher Louis, lui dit Montbars, ce n’est pas une raison, parce que Laurent m’est antipathique, pour que je ne rende point une justice entière à ses qualités. Si, d’un côté, je le crois affligé d’un cœur insensible, d’instincts détestables, d’un orgueil sans bornes, de passions fougueuses ; de l’autre, je reconnais que pas homme au monde n’est plus esclave de sa parole, plus magnifique, plus intrépide que lui. Dès qu’il t’offre de devenir son matelot, tu n’as plus rien à redouter de ses défauts, mais tout à attendre de sa valeur et de son expérience.
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome VI

Quinze pas le séparaient à peine du chevalier, lorsque Jeanne, s’élançant hors du bois, se présenta en scène.
— Chevalier Louis, s’écria-t-elle, est-ce que tu vas tuer Laurent !... Tu vois bien qu’il est sans armes !...
À ces mots, prononcés de cette voix vibrante et perlée qui rendait si charmantes les moindres paroles de Fleur-des-Bois, de Morvan crut se réveiller d’un rêve affreux.
— J’étais fou ! Qu’allais-je faire !... Ah ! merci, ma bonne Jeanne, s’écria-t-il avec un élan parti du cœur. Détournant alors son arme dirigée contre la poitrine de son adversaire, de Morvan tira en l’air.
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome VI

Une compagnie entière de lanciers espagnols, — compagnie connue sous le nom de Cinquantaine, — entourait un boucanier qui, armé d’un simple pistolet, la tête haute, la contenance superbe et l’air assuré, semblait se rire d’eux et les provoquer.
Les Espagnols indécis le tenaient enfermé dans un cercle de lances, mais ils n’avançaient pas.
— Sainte-Vierge ! c’est le beau Laurent ! s’écria Jeanne avec joie, ils vont le tuer ! Chevalier Louis, tu n’as plus rien à craindre : dans cinq minutes ton ennemi ne sera plus !
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