Paul Duplessis,
Les Boucaniers/Tome X
“ L’entrée du beau Laurent dans les salons du Gouvernement produisit une sensation profonde. Ducasse, à la vue du cordon de commandeur que portait le flibustier, pâlit. Il craignait que cette profanation, rapportée à la cour, n’y causât un scandale irréparable et ne compromît l’avenir de la colonie de Saint-Domingue. L’embarras du gouverneur redoubla encore lorsque le baron de Pointis lui demanda, en désignant Laurent, quel était cet homme. — C’est, amiral, lui répondit-il, après Montbars, le plus brillant et le plus populaire de nos flibustiers : on le nomme le beau Laurent. ”
