Paul Duplessis

Paul Duplessis

Résumé

Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome XI

Si je te tuais, et que le comte de Morvan appartînt encore à la terre, il me maudirait ! Dois-je donc moins à sa mémoire que je ne devrais à sa présence ? Non, Montbars, mon bras ne se lèvera jamais contre toi ! Un peu de pitié ! abrège mon supplice : on a beau ne pas tenir à la vie, l’attente de la mort est toujours chose pénible ! Je t’ai pardonné, que veux-tu de plus ?
— Conserver ton estime, noble enfant !... s’écria Montbars en cédant enfin à l’attendrissement. Que ta main serre la mienne, que ton regard ne se détourne pas avec horreur de moi !... Louis, tu as raison !...
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome XI

Crois-moi, Louis, entre ton matelot et l’amiral il y a l’intimité d’une complicité cachée. Ils marchent d’accord à un même but... ils ont un intérêt commun.
La chose doit être fort grave. Je ne te cacherai pas que je suis inquiet.
— La haine que tu éprouves pour Laurent t’égare, Montbars.
— Moi de la haine pour Laurent, Louis ! Mon Dieu, combien tu te trompes ! Je connais trop les hommes pour les aimer ou les haïr, je les étudie, pour me servir de leurs bonnes ou de leurs mauvaises passions : voilà tout.
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome XI

Les flibustiers s’éloignèrent alors, laissant de Morvan, Fleur-des-Bois et Nativa en présence.
Ce fut la fille du comte de Monterey qui, la première, rompit le silence :
Chevalier de Morvan, dit-elle avec une émotion réelle, je remercie Dieu qui vous a envoyé à moi, vous le plus brave et le plus généreux cavalier que je connaisse ! Auprès de vous il n’y a ni danger ni outrage à craindre. Comment parviendrai-je jamais à vous exprimer toute ma reconnaissance pour le service que vous m’avez rendu. Je vous dois plus que l’existence.
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