MM. Gustave Doré et Ch. Davillier, Le Tour du monde
“ L’argent était si abondant, que les vainqueurs en firent des ancres pour leurs navires. Il y a cent ans, sous Charles III, Carthagène était très-florissante ; elle avait alors soixante mille habitants ; elle n’en a plus guère que la moitié. Les immenses bâtiments de l’arsenal, les vastes bassins, les fonderies, tout cela est aujourd’hui dans un état qui fait peine à voir : si on les compare à Toulon, ce sont de vraies ruines : dans peu de temps, Carthagène sera unie à Madrid par un chemin de fer, et il faut espérer qu’elle ne tardera pas à se relever. ”
