Nathaniel Hawthorne,
Le Livre des merveilles
“ Hercule suivait de l’œil la marche de son messager. Rien n’était plus merveilleux à voir que cette forme humaine, à plus de douze lieues de distance, à moitié plongée dans l’eau, et encore aussi grande, aussi vaporeuse et aussi bleue qu’une montagne à l’horizon. Enfin, le colosse disparut entièrement. Notre héros commença dès lors à s’inquiéter ; car si le géant allait se noyer, ou s’il lui advenait d’être piqué mortellement par le dragon aux cent têtes, gardien des pommes d’or du jardin des Hespérides, comment pourrait-il jamais se débarrasser du ciel ?... ”
