Pseudo-Hésiode, Le Bouclier d’Hercule
“ Cher Cycnus, qui vous porte tous deux à pousser vos rapides coursiers contre nous, hommes de cœur, faits à la fatigue et à la peine ? Détourne ton char ; fais-moi place : car je vais à Trochine, chez Céyx, roi de cette contrée, aussi respecté que puissant, tu le sais mieux que personne, toi, l’époux de sa fille, la belle Thémistoné aux yeux noirs. Mon ami, Mars ne te sauvera pas de la mort qui t’attend si nous en venons aux mains. Lui-même, sache-le, a déjà fait l’épreuve de ma lance, lorsque, près de la sablonneuse Pylos, il se mesura contre moi, dans son insatiable rage de combats. ”
