“ Les Aromates Je t’invoque, pur, aimable, charmant Cupidon, enfant ailé, armé d’une lance, prompt, rapide, impétueux comme la flamme, qui te joues également des dieux et des hommes. Enfant rusé, qui tiens les clés du monde entier, du ciel, de l’éther, de la mer et de la terre ; toi que la déesse mère universelle, qui produit toutes choses, et l’Averne, et la mer aux flots limpides reconnaissent également ; car toi seul tu commandes à tous ces élémens, sois-nous favorable, sois propice à tes ministres, dont l’âme est pure, éloigne d’eux les souffles dangereux des passions illégitimes. ”
Pseudo-Orphée
Résumé
L'œuvre HYMNES, attribuée au Pseudo-Orphée, est un recueil de prières lyriques dédiées à des divinités grecques telles que Jupiter, Bacchus ou Junon. Ces textes, rédigés dans un style oratoire et mystique, glorifient la puissance des dieux, leur action sur le monde des mortels ainsi que les forces primordiales de l'univers.
À travers des invocations passionnées, l'ouvrage aborde les thèmes de la divinité, des mystères cosmiques et de la relation entre l'humain et l'immortel, illustrant la tradition orphique qui combine théologie, poésie et rites secrets. Les hymnes, organisés en prières solennelles, dévoilent une vision du cosmos où les éléments naturels et les forces surnaturelles s'entremêlent.
Citations de HYMNES. (Pseudo-Orphée)
“ Écoute-moi, déesse qui guides pour les mortels le char de la lumière, blanche déesse qui fais rayonner sur le monde un doux éclat, messagère dorée du grand Titan le Soleil. Toi qui par ta présence renvoies les épaisses ténèbres de la nuit dans les entrailles de la terre. Conductrice de tous les travaux, distributrice de la vie des hommes, tu fais la joie des mortels ; aucun ne voudrait fuir ton charmant visage. Quand tu chasses loin des paupières le sommeil aimable, les hommes, les reptiles, les quadrupèdes, les oiseaux et tout ce qui habite le sein des mers, tout se réjouit. ”
“ O reine Junon ! illustre épouse de Jupiter, assise dans tes demeures aériennes et voilées d’azur, qui par de doux zéphyrs favorables charme le cœur des mortels, mère des nuages, génératrice des vents ! sans toi le souffle de la vie n’est pas respirable ; tu pénètres toutes choses en te mêlant au souffle des vents, seule tu règnes sur toute la nature, tu la domines toute entière ; tu viens jusqu’à nous, divine Junon, dans les sifflemens de l’air ; je t’en conjure, divine déesse, grande reine, viens à nous et sois-nous favorable en souriant de ta lèvre bienveillante. ”
