“ Puis ce dieu qui dompte toutes choses attelle ses coursiers immortels à son char étincelant d’or. Proserpine y monte ; Mercure prend en main le fouet et les rênes ; ils quittent le sombre royaume ; les chevaux volent avec joie, et les deux divinités franchissent promptement d’immenses espaces : ni la mer, ni les fleuves rapides, ni les vallées verdoyantes, ni les collines n’arrêtent l’essor impétueux des coursiers immortels ; plus élevés que les collines, ils fendent de leur course rapide l’immensité de l’air. Enfin le char s’arrête devant le temple qu’habitait la blonde Cérès. ”
Citations de — IV. À Cérès. (Homère)
“ La déesse enchantée arrache de ses deux mains ce précieux ornement ; aussitôt la terre s’entr’ouvre dans le champ crysien, et le fils de Saturne, le roi Pluton, s’élance porté par ses chevaux immortels. Le dieu saisit la jeune vierge malgré ses gémissemens et l’enlève dans un char étincelant d’or. Cependant elle pousse de grands cris en implorant son père, Jupiter, le premier et le plus puissant des dieux : aucun immortel, aucun homme, aucune de ses compagnes n’entendit sa voix. ”
“ C’est en vain que les bœufs traînaient dans les champs le soc recourbé de la charrue ; c’est en vain que le froment le plus pur était répandu dans les guérets : la race des mortels allait périr par les horreurs de la faim, les sacrifices et les offrandes allaient manquer pour toujours aux divinités de l’Olympe si Jupiter, à la vue de ces maux, n’eût conçu dans son âme une sage résolution. Il envoie Iris aux ailes d’or appeler Cérès à la blonde chevelure et brillante d’une aimable beauté. ”
