Résumé

Robert Du Casse L'amiral Du Casse, chevalier de la Toison d'or… (1876)

Comment serais je en pouvoir d'attaquer la Jamaïque! écrivit du Casse, je n'ai personne; s'il y allait de me sauver la vie, je ne trouverais pas cinquante flibustiers, le rebut de tous les autres. Tous les quartiers sont en proie aux esclaves. Je ne puis pas mettre six cents hommes en armes, et la Jamaïque en a encore seize cents, un port bien défendu, une ville et des retranchements. Si nous avions été dehors, l'Armadille, qui était à la Havane, n'aurait pas manqué de profiter de l'occasion.
Il en faut revenir à mon projet et se rendre maître de toute l'île de Saint-Domingue.
Source : Gallica

Robert Du Casse L'amiral Du Casse, chevalier de la Toison d'or… (1876)

L'amiral du Casse se trouvait à Madrid, dans une position assez singulière et qui lui plaisait fort peu. Chargé spécialement de traiter toutes les affaires communes aux deux couronnes de France et d'Espagne, se conduisant avec son bon sens naturel et sa loyauté toute française, il voyait les habitants de la Péninsule agir avec nous, non pas comme avec des alliés, mais comme avec des gens dont on se méfie sans cesse. Ils semblaient ne pouvoir se décider à considérer comme des amis ceux avec lesquels ils avaient été pendant des siècles en hostilité.
Source : Gallica

Robert Du Casse L'amiral Du Casse, chevalier de la Toison d'or… (1876)

Le roi d'Espagne n'avait pas cru devoir faire moins pour du Casse que de l'élever au rang de capitaine général. On sait que cette dignité équivaut dans notre armée à celle de maréchal de France et donne à celui qui en est investi le titre d'Excellence.
Le 14 juin 1702, du Casse, parvenant à tromper la surveillance de l'armée navale anglaise, quitta la Corogne, après avoir augmenté, ainsi qu'il l'écrivait à Pontchartrain, son escadre de huit bâtiments de transport,
chargés d'environ deux mille hommes de troupes mal équipées, et racolées un peu partout.
Source : Gallica

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