Paul Duplessis

Paul Duplessis

Résumé

Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome VII

Le visage de Fleur-des-Bois, soit que la douleur de Morvan eût attendri la pauvre enfant, soit plutôt qu’une révélation soudaine eût éclairé son cœur, le visage de Fleur-des-Bois s’illumina d’une expression de joie céleste.
— Mon chevalier Louis, murmura-t-elle, ne parle pas ainsi, je t’en conjure... Tu me rends trop heureuse... moi qui croyais que tu me détestais... que ma vue te faisait horreur !... Tu m’aimes encore... tu consens à me conserver toujours pour ta sœur... Ne te fâche pas si je pleure... c’est de bonheur...
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome VII

Le flibustier se rapprocha de Jeanne, s’assit dans une chaise basse placée auprès du hamac, puis, prenant une des mains de la jeune fille dans les siennes :
— Ma délicieuse Jeanne, lui dit-il, l’amour est un sentiment qui ne ressemble à aucun autre !... Dès qu’il s’empare de vous, la nature cesse d’exister à vos yeux : dans l’univers entier, vous ne voyez plus qu’un objet, l’objet aimé !... Un sourire de la maîtresse de votre cœur vous transporte d’une telle joie, vous donne un tel orgueil, que vous mettez en doute l’existence du malheur sur la terre...
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Boucaniers/Tome VII

Si je blâme tes vues sur Fleur-des-Bois, ce n’est pas certes que je sois jaloux. Je défends Jeanne comme je défendrais une sœur... Je veux lui conserver intact son avenir.
— Bel avenir, vraiment, dit Laurent, que de se trouver à la mort de son père, dans un isolement complet sans un guide, sans un ami, sans un appui, et livrée à la brutalité du premier Casque-en-Cuir venu ! Plus d’une grande dame aurait, si cela eût été en son pouvoir, payé de dix ans de sa vie l’honneur de devenir ma maîtresse. Fleur-des-Bois, ne sera pas aussi mal partagée que tu affectes de le croire !
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