Gustave Aimard,
Les Aventuriers
(1863)
“ Je ne veux pas échouer, continua imperturbablement le comte, dans la lutte terrible qui commence aujourd’hui entre mes ennemis et moi ; j’ai fait un serment, ce serment, coûte que coûte, je le tiendrai tel que je m’y suis engagé. Je suis jeune, j’ai vingt-cinq ans à peine, jusqu’à présent la vie n’a été pour moi qu’un long sourire, projets d’ambition, de fortune et d’amour, tout m’a réussi. Aujourd’hui la douleur vient me toucher du doigt, qu’elle soit la bienvenue, celui qui n’a pas souffert n’est pas un homme complet ; la douleur épure l’âme et retrempe le cœur. ”
