Résumé

Portrait de Georges Eekhoud Georges Eekhoud L'Escrime à travers les âges : histoire vivante de l'épée en 10 tableaux épisodiques (1894)

Un jour elle a fui vers Tolède Où l'on s'en va la dégrossir.
Maintenant, la rapière fauche Et de son art encor grossier La dague preste, en la main gauche, Dépiste le lourd jeu d'acier. Provoquante et presque civile,
De Saragosse et de Séville La Flamberge prend son essor ;
Et tandis que flambent les forges, Le code fameux de Saint-Georges Trace des statuts à la mort.
Ainsi naît la « Noble Science » ;
Le guerrier n'est plus un bourreau ; Il entre un peu de conscience Avec le fer, dans le fourreau.
L'art qui l'éclairé et la régente Donne à l'épée intelligente La verve et l'esprit d'Arouet
Source : Gallica

Portrait de Georges Eekhoud Georges Eekhoud L'Escrime à travers les âges : histoire vivante de l'épée en 10 tableaux épisodiques (1894)

Il est lointain ce temps où l'on était prodigue D'un sang pour qui la loi n'était point une digue Et qui se dépensait comme un maravédis ;
Mais le progrès fait plus et mieux que les édits :
Le duel perd sans retour ses fervents et ses charmes Et l'on ne se bat plus que dans les salles d'armes ; C'est l'art seul qui préside, art magique, art exquis, Art que nous envieraient nos maîtres, les marquis; L'épée est presque un culte et l'art presque une Eglise : Le fer entre les mains s 'immatérialise,
Il questionne et saisit, devine et reconnaît,
Savant comme un rondeau, subtil comme un sonnet
Source : Gallica

Portrait de Georges Eekhoud Georges Eekhoud L'Escrime à travers les âges : histoire vivante de l'épée en 10 tableaux épisodiques (1894)

A la soif des mâles prouesses s'allie une volupté de faste et de luxe. C'est une course entre barrières, un tournoi perpétuel. L'Europe, pleine de joie athlétique, représente une vaste lice. La Paix n'est tolérable devant la bouillante humeur des grands vassaux et des moindres bannerets, que lacée dans le harnois de joute, casque au front, et remplaçant la branche d'olivier par une lance mornée.
En ce quinzième siècle pourtant l'escrime n'a pas encore ses règles. L'adresse, la vigueur, la loyauté et l'honneur du chevalier en tiennent lieu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature