Ernest Legouvé,
Deux épées brisées (Bertrand-Robert…
(1876)
“ Dans son troisième duel, il eut pour adversaire Toire. Les vieux amateurs se rappellent tous le petit Toire ; Toire le pompier, Toire l'Auvergnat, Toire l'héroïque, Toire l'ivrogne ; et il était impossible d'être plus ivrogne, plus héroïque et plus Auvergnat. Un jeu rude, lourd, vigoureux, irrégulier, affreux, mais très-difficile, comme son langage. On avait autant de peine à se reconnaître dans ses coups que dans ses phrases. Il baragouinait de l'épée comme de la langue. Ne s'avise-t-il pas un jour de dire qu'il n'avait pas peur de Bertrand ! ”
