Ernest Legouvé

Ernest Legouvé

Résumé

Portrait de Ernest Legouvé Ernest Legouvé Un tournoi au XIXe siècle (1872)

C'est la seule arme qui puisse vous venger sans effusion de sang! Je ne sais pas de plus beau jour pour un galant homme et un habile homme, que celui où, trouvant devant lui un adversaire qui l'a offensé et qu'il pourrait tuer, il le punit en le désarmant!
Je réclame encore pour l'escrime comme auteur dramatique.
Que deviendrions-nous, je vous le demande, nous, pauvres auteurs de comédie, sans le duel à l'épée? Le pistolet est un brutal qui ne convient qu'aux drames bien noirs et aux dénoûments.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Legouvé Ernest Legouvé Un tournoi au XIXe siècle (1872)

Je me rappelle dans ma jeunesse, quand il n'y avait pas encore de chemins de fer, avoir fait vingt lieues pour chercher un assaut, et je vous réponds qu'au retour je n'étais pas tenté de faire une sottise. L'escrime est en effet l'exercice où l'homme se dépense le plus violemment et se sent vivre le plus pleinement. C'est le sang qui court à grands flots dans les veines, le cœur qui bat, la tête qui bout, les artères qui tressaillent, la poitrine qui se soulève, les pores qui s'ouvrent
Source : Gallica

Portrait de Ernest Legouvé Ernest Legouvé Un tournoi au XIXe siècle (1872)

Eh bien, une salle d'armes est une salle de spectacle où abondent des originaux aussi amusants qu'au théâtre. Il y a d'abord la classe nombreuse des tireurs qui ne tirent pas et qui ne tireront jamais ; puis les tireurs pour cause de ventre, ceux à qui leur médecin ou leur femme ordonne de maigrir, et qui, après avoir pendant deux heures sué comme des bœufs, soufflé comme des phoques, fumé comme des puddings bouillis, vous disent de bonne foi : « Je viens de faire des armes ! »
Une salle d'escrime est encore une
école d'observation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature