Joseph Conrad,
Le Nègre du Narcisse
“ Les marins assis sur le panneau levèrent les yeux en silence et le plus vieux matelot du bord après Singleton lui-même (ils s’entendaient, ces deux-là, quoique ils n’échangeassent pas trois mots par jour) fixa de bas en haut son ami, puis retirant de sa bouche une courte pipe, la lui tendit sans un mot. Singleton étendit le bras pour la prendre, la manqua, chancela et soudain s’abattit en avant, écroulé, raide et la tête la première, comme un arbre déraciné. Il y eut une brusque ruée. Des hommes poussaient, criant : « Il est rendu !... Retournez-le !... Faites place donc !... » ”
