Paul d' Aigremont, Les Mystères du coeur [par Paul d'Aigremont… (1898)
“ Avec la violence qui était en elle, Thérèse s'affala, sanglotante et éperdue, aux pieds de sa fille. Sa tête cachée dans les draps de la mourante, elle se cramponnait aux couches, pleurant avec des spasmes rauques qui l'ébranlaient toute, disant avec un accent déchirant, désespéré : — Non, non, je suis maudite!. Et c'est justice, je suis une misérable !. Seule Dieu m'avait condamnée à vivre; seule je devais rester sans donner mon cœur à un être dont j'empoisonne la vie ; sans créer d'autres êtres dont j'ai préparé le malheur et la mort, avant même qu'ils soient au monde !. ”
