Jean Hess,
La Catastrophe de la Martinique
(1902)
“ Or, le volcan de la Montagne Pelée n’est pas éteint ; les fumées qu’il crache sont toujours vues de Fort-de-France, nous menacent toujours ; leur silhouette barre le ciel ; toujours nous pouvons nous demander si la mort que ces fumées portent dans leurs volutes magnifiques ne va point tomber sur nous. Et la terre, sous nos pieds, nous ne la sentons point solide. Elle n’a pas tremblé ; mais elle frémit. Et ce frémissement agace, énerve, inquiète. Et lorsqu’on sait que, dans la dernière nuit de Saint-Pierre, il y eut frémissements semblables, on est effrayé. ”
