M. G. Verschuur

Résumé

M. G. Verschuur Le Tour du monde

Le plus épouvantable ouragan dont les Antilles aient gardé le souvenir fut celui de l’année 1780. Il y en eut même deux dans cette année, se succédant à six semaines d’intervalle. C’est encore la Martinique qui, à cette occasion, fut la plus éprouvée, bien que la Guadeloupe, Sainte-Lucie et Saint-Vincent aient été dévastés en partie. Rien qu’à la Martinique, neuf mille personnes périrent, dont mille à Saint-Pierre, où pas une maison ne resta debout. La mer s’était élevée à plus de 8 mètres par l’effet d’un raz de marée, balayant d’un seul coup cent cinquante habitations.
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M. G. Verschuur Le Tour du monde

LA RÉGION DÉVASTÉE DE L’ÎLE DE SAINT-VINCENT Encore une côte de laves, de basaltes qui est suivie, un peu plus loin, de plateaux pleins de cendres, émaillés des restes de deux usines, détruites par l’éruption du 7 mai. Les bateliers nous déposent dans une anse, et nous escaladons une paroi, composée de cendres plus ou moins consolidées, et dans laquelle nous taillons des marches au moyen de bâtons et de pics. Le sommet du volcan est caché par des vapeurs, et les pentes de la montagne s’allongent sous une couche épaisse de cendres, lesquelles, du reste, couvrent toute la plaine.
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M. G. Verschuur Le Tour du monde

Dans les derniers jours de janvier, un bateau d’excursion, venu de New York avec cent cinquante touristes, et ayant fait relâche antérieurement à Saint-Vincent et à Sainte-Lucie, débarqua ses passagers devant les ruines de Saint-Pierre. Tout d’un coup, un nuage dense sort du cratère, se répand dans d’immenses volutes, et déverse ses pierres et ses cendres dans la direction de la Rivière-Blanche, heureusement. Toute la bande s’affole, jette des cris de désespoir, et tâche d’accaparer les embarcations.
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