Paul Arène,
Au bon soleil
(1881)
“ LES SAULES DE M. SÉNEZ.M. Sénez aime la nature.Vers la fin de l’hiver dernier, ayant appris que j’habitais, au pied des Alpes, une bourgade perdue, dans les torrents, les rochers et la lavande, M. Sénez débarqua chez moi un beau matin en costume pastoral, par le petit coupé à deux places qui fait le service d’Avignon.Avec son chapeau rustique et son sac de nuit, M. Sénez apportait, réglé d’avance, un idéal de campagne. Il voulait simplement, me dit-il, une maisonnette au regard du soleil couchant, précédée d’un bassin où tremperaient deux saules pleureurs et où chanterait une grenouille. ”
