Navette (textile)

Définition et enjeux

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert,  L’Encyclopédie, 1re éd.

“ Pour donner le mouvement à la navette, une espece de main de bois recourbée à angles droits, dont la partie supérieure est garnie de deux crochets de fil de fer, dans lesquels entre une petite tringle de fer de la longueur de la navette, à laquelle est attachée une corde que l’ouvrier tient entre ses mains, au milieu du métier, meut une plaque de bois ou crosse qui chasse la navette. ”
Source : Wikisource

Clair Tisseur ,  Le Littré de la Grand'Côte

“ Leur différence fondamentale consiste en ceci : 1° La navette à dérouler a une canette se déroulant sur une pointizelle, comme dans l’ancienne navette ; 2° La navette à défiler a une canette qui, fixée à une fourche, ne se déroule pas, mais abandonne son fil par la pointe. Dans la navette à dérouler, la trame étant plus tirante, grâce à la pointizelle, donne une étoffe plus carteuse ; on l’emploie pour le taffetas en gros comptes. La navette à défiler s’emploie pour des étoffes qui, comme les façonnés, doivent être plus molles, et, comme on dit, « faire plus la patte ». ”
Source : Wikisource

Jean Bezon,  Dictionnaire général des tissus anciens et modernes… (1859-1863)

“ Pour donner une idée plus précise et plus exacte de l'invention de MM. Sevenne , nous allons exposer les moyens qu'ils employèrent pour faire marcher les deux navettes simultanément et d'un seul coup de main : nous décrirons ensuite l'armure du métier et les divers équipages nécessaires à la fabrication des piqués et des velours à deux navettes.
Du jeu des navettes volantes.
Tout le monde connaît la navette volante, appelée caribari ou navette anglaise.
”
Source : Gallica

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