Métier de tissage

Définition et enjeux

Portrait de Jules Simon Jules Simon Revue des Deux Mondes

Dans l’atelier du tissage, il y a toujours un nombre considérable de métiers : un seul cheval de force suffit pour mettre en mouvement dix métiers avec tous les appareils de préparation nécessaires. Le taquet, qui chasse incessamment la navette, le battant, qui frappe la trame cent vingt fois, ou même, dans les métiers à grande vitesse, cent quarante fois par minute, les vibrations que ces chocs réitérés impriment à toutes les parties du métier, produisent un vacarme assourdissant que la voix de l’homme a peine à couvrir. La vapeur fait tout dans le tissage
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Portrait de Jules Simon Jules Simon Revue des Deux Mondes

Quelquefois, quand le battant n’est pas trop lourd, elle s’assied elle-même sur le banc, fait mouvoir les leviers, lance la navette. Sans doute le tissage à la main est plus pénible et moins lucratif que le tissage mécanique : beaucoup de tisserands à bras regardent comme un avancement dans leur profession d’être appelés à la manufacture, et les femmes, qui conduisent si facilement un métier mécanique et tissent la soie à la main sans trop de fatigue, ne peuvent qu’à grand’peine manœuvrer un métier à tisser la laine ou le coton
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