Résumé

Les anglais peints par eux-mêmes… (1840-1841)

Le souvenir d'un chant d'amour diminue le tumulte de la rue, quoique les lèvres qui l'ont fredonné soient peut-être froides depuis longtemps. A force de contempler l'immensité du ciel, le manoeuvre transforme en ses collines natales la fumée suspendue comme un drap mortuaire au-dessus de la grande cité, et si le gazouillement d'un oiseau captif monte dans l'air, l'Irlandais sent son coeur se gonfler dans sa poitrine. Les fredons de l'alouette, le sifflement du merle, les chants de la grive, le cri monotone du pluvier, cette harmonie de la vie des champs, retentissent à ses oreilles.
Source : Gallica

Les anglais peints par eux-mêmes… (1840-1841)

Que ne devons-nous pas à cette femme ? elle double, quadruple la force de notre amour, l'étendue de notre bonheur, le calme de notre esprit inquiet ; elle nous aide, elle nous soutient, elle nous conseille ; elle nous inspire dans la joie une mélancolie délicate, elle nous enivre dans la tristesse des plus ravissantes consolations. Nous regardons ses yeux humides, et les soucis se noient dans ces sources d'amour ; nous écoutons sa voix de sirène, et aux sons de cette musique embaumée les espérances fugitives accourent à tire-d'aile reprendre possession de notre coeur.
Source : Gallica

Les anglais peints par eux-mêmes… (1840-1841)

L'élégance est dans la nature de l'évêque. Depuis sa perruque jusqu'aux boucles d'argent de ses souliers, le costume du révérend prélat est propre et élégant ; ses manières sont élégantes ; une recherche particulière embellit son langage.
Une exquise odeur de sainteté s'exhale des actions et des paroles de l'évêque ; le calme de l'âme est répandu dans toute sa personne. Il a l'air d'un homme qui hésiterait à aller au ciel, s'il fallait prendre une route difficile et épineuse, qui trouve le voyage de la vie commode à accomplir, et songe à bien vivre en chemin, sans s'inquiéter du terme.
Source : Gallica

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