Les anglais peints par eux-mêmes… (1840-1841)
“ Le souvenir d'un chant d'amour diminue le tumulte de la rue, quoique les lèvres qui l'ont fredonné soient peut-être froides depuis longtemps. A force de contempler l'immensité du ciel, le manoeuvre transforme en ses collines natales la fumée suspendue comme un drap mortuaire au-dessus de la grande cité, et si le gazouillement d'un oiseau captif monte dans l'air, l'Irlandais sent son coeur se gonfler dans sa poitrine. Les fredons de l'alouette, le sifflement du merle, les chants de la grive, le cri monotone du pluvier, cette harmonie de la vie des champs, retentissent à ses oreilles. ”
