William Makepeace Thackeray

William Makepeace Thackeray

Résumé

Portrait de William Makepeace Thackeray William Makepeace Thackeray Le livre des snobs (18)

Je suis l'homme le plus ignorant du monde en fait de musique; mais pendant cette prodigieuse exécution je restai la bouche béante; mon café se refroidit, car je m'attendais à chaque instant à voir les fenêtres se fendre et le lustre tomber du plafond au bruit de ce tremblement de terre mis en musique.
« Il y a le feu sacré dans cette âme-là, n'est-ce pas ? me
dit mistress Ponto à l'oreille. C'est l'élève favorite de Squirtz. Nous sommes bienheureuses de l'avoir. C'est une perle pour le talent. Lady de Carabas donnerait les yeux de la tête pour nous l'enlever. Je vous remercie, miss Wirt. »
Source : Gallica

Portrait de William Makepeace Thackeray William Makepeace Thackeray Le livre des snobs (1848)

Nous allons donc nous transporter dans un État voisin, celui de Brentford, et voir un peu ce qu’était le monarque du pays, le grand et regrettable Gorgius IV. Avec la même humilité que la tourbe des laquais dont nous venons de parler s’empressait de céder le pas aux culottes royales, l’aristocratie du royaume de Brentford s’inclinait et courbait l’échine devant Gorgius, qu’elle n’hésitait pas à proclamer le premier gentilhomme de l’Europe. C’est quelque chose de merveilleux que l’idée que cette caste se fait d’un gentilhomme, lorsqu’on voit Gorgius IV décoré par elle d’un pareil titre.
Source : Wikisource

Portrait de William Makepeace Thackeray William Makepeace Thackeray Le livre des snobs (1848)

C’était chez sir George Golloper : il était placé à la droite, votre humble serviteur à la gauche de la ravissante lady Golloper. Des pois figuraient sur la table : c’était, je m’en souviens, autour de jeunes canetons. Un frisson parcourut tous mes membres quand je vis servir Marrowfat ; je détournai la tête, le cœur tout malade, craignant de voir le terrible couteau disparaître sous ses affreuses maxillaires.
Ô surprise, ô bonheur ! mon homme se servit de sa fourchette de la façon la plus catholique. Il laissa reposer sur la nappe l’acier tranchant qui nous avait jadis brouillés.
Source : Wikisource

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