Léon Brisse,
Le calendrier gastronomique pour l’année 1867
“ Rien n’est succulent comme un gigot de mouton bien choisi et cuit à point à la broche ; mais, en général, rien n’est plus dur : c’est fâcheux, car un gigot rôti d’une tendreté parfaite est l’un des mets les plus excellents que la boucherie puisse offrir à l’alimentation ; il est sain, juteux et savoureux, préférable à tous ces ragoûts incendiaires qui trop souvent ne flattent le palais qu’aux dépens de la santé ; mais la tendreté d’un gigot dépend moins de l’art du cuisinier que de ses soins, de sa patience, et surtout du naturel de la bête. ”
