Résumé

Les Achantis de l'Afrique équatoriale (1887)

Dans les villages achantis, on entend glousser les poules et claironner les coqs, crier la pintade et grogner le porc africain, bêler de grands moutons aux longs poils soyeux, chevroter, le long des buissons de mimosas, des chèvres mignonnes, ressource des caravanes, « manger de prince et cadeau de roi. » Devant les huttes se promène une espèce de chien bizarre et muet, n'aboyant jamais, mais dont la chair délicate est très recherchée. Dans les champs, des petits bœufs, des petits zébus à l'allure vive et coquette, trottinant, galopant sous - un cavalier noir au grand parasol jaune.
Source : Gallica

Les Achantis de l'Afrique équatoriale (1887)

On comprend sans peine que la mort d'un Grand soit toujours un deuil public.
Quand c'est le roi qui meurt, ce sont de véritables hécatombes humaines, des flots de sang dans les rues de Coumassie, des sacrifices odieux dépassant toutes les bornes de l'horreur. Tout ce sang ne saurait pourtant lui rendre ses fétiches et sa couronne.
Parlons de la femme Achantie. Elle n'est pas tenue en servage et en mépris comme les femmes des autres peuplades de l'Afrique sauvage. Sauf que le mari peut la vendre un prix honnête, elle a, dans la maison, sa part d'importance et d'autorité.
Source : Gallica

Les Achantis de l'Afrique équatoriale (1887)

C'est, en effet, par millions, qu'il se fait chaque année, dans les forêts africaines, un commerce établi de défenses prodigieuses par leur poids et leur grandeur, si bien qu'on est en droit de se demander si, dans un demi-siècle, l'éléphant africain n'ira pas rejoindre le mastodonte et le mammouth dans la nuit des âges, laissant après lui, sur cette terre, l'admirable éléphant indien, ce merveilleux auxiliaire de l'homme, dont les visiteurs du Jardin zoologique d'Acclimatation ont pu admirer, en 1886, l'intelligence et la docilité pendant l'exhibition des Cynghalais.
Source : Gallica

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