Émile Bourdaret

Résumé

Émile Bourdaret Religion et Superstition en Corée (1903)

Si nous examinons le culte populaire, nous nous trouvons en présence d’un mélange de chamanisme, de démonolâtrie, de fétichisme, difficile à tirer au clair, d’autant plus que les Coréens eux-mêmes confondent le tout. Depuis les temps les plus reculés, leur crédulité a admis l’existence de démons, d’êtres surnaturels bienfaisants ou malfaisants, des esprits de toute sorte qui circulent autour de lui, qu’il voit partout, dans l’eau, dans l’air, dans les montagnes, dans les maisons. Chaque maladie est le fait d’un démon qu’il faut se rendre propice en lui faisant des offrandes.
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Émile Bourdaret Religion et Superstition en Corée (1903)

C’est leur manière spéciale pour faire appel à un esprit. Pendant ce temps, la sorcière danse, s’agite avec frénésie, invoque l’invisible. C’est au moment où son agitation est à son comble que l’auditoire, assis tout autour de la chambre, estime que le démon s’est emparé de la femme, qu’il parle par sa bouche. Elle crie, en effet, et révèle son nom ; elle dit ce qu’il faut faire pour guérir le malade, quelle somme il faut ajouter pour que la guérison soit certaine.
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Émile Bourdaret Religion et Superstition en Corée (1903)

La moutang brûle des cornets de papier blanc dans le bol ; si le papier reste au fond, c’est un mauvais présage pour l’avenir ; si, au contraire, le papier brûlé vient au bord du bol et s’envole, l’augure est bon.
De même que la moutang est louée, car il va sans dire qu’elle ne travaille pas sans salaire, pour se rendre propice le démon d’un village, elle est louée aussi pour le démon de la maison. Pendant ses exorcismes, l’esprit du logis s’incarne en elle et lui révèle l’avenir.
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